TRAVAIL DE NUIT : nous ne signerons pas le projet d’accord de la direction d’Euriware !
L’ensemble des Organisations Syndicales ont reçu le projet final d’accord sur le travail de nuit. Ce projet boucle un cycle de négociations engagées depuis le mois de janvier 2009.
Encore une fois, nous ne reviendrons pas sur le climat délétère qui a pu régner pendant ces longues séances de monologue patronal. Aucune de nos revendications n’a été prise en compte par la direction, et pour cause : son but était de figer dans un seul texte les pratiques les moins disantes de chacun des sites où l’on travaille la nuit. Donner le minimum légal donc, quitte à annuler certains acquis gagnés précédemment !
D’ores et déjà, vous pouvez en être sûrs, la CGT Euriware ne signera pas cet accord, qui a déjà été rejeté par l’ensemble des salariés concernés sur les sites de Quimper, Cherbourg et Chambéry.
La conclusion de cet accord montre tout le mépris qui est porté vers les salariés et leurs représentants présents en négociation.
La direction a communiqué plusieurs fois déjà sur cet accord, se déplaçant même sur site , allant à l’encontre même de la loi qui protège les règles du dialogue social. Mais qui espère encore aujourd’hui de la part de notre direction le respect du dialogue social ? En tout cas pas nous.
Alors, en plus de ces raisons de principes, voici pourquoi nous ne signerons pas cet accord :
- Nous refusons que le caractère de travailleur de nuit soit inscrit dans le contrat de travail ou dans un avenant, parce que cela permettra à la direction de licencier sans contestation possible tout salarié qui désire revenir à un travail de jour. Notamment en cas d’inaptitude au travail de nuit déclaré par la Médecine du Travail, l’accord prévoit la possibilité pour la société de licencier le salarié. Depuis quand un avis médical pourrait conduire à un licenciement ?
- Nous refusons que les travailleurs de nuit ne soient crédités que de 14 jours de RTT, contrairement à l’ensemble des autres salariés de la société qui en ont 16 alors qu’ils exercent un travail en conditions moins pénibles.
- Nous refusons que les RTT (temps de travail effectif selon l’accord RTT) prises pendant un cycle soient déduites de la prime de poste.
- Nous refusons que l’ancienneté ne soit pas prise en compte dans le calcul du maintien de la prime de poste pour un travailleur de nuit revenant à un poste de jour. (Dans l’accord elle n’est prévue que pendant 3 mois et de manière dégressive).
- Nous refusons que les conditions de rémunération des heures effectuées de nuit par un salarié en astreinte ou inter-planifiée soient revues à la baisse. Aujourd’hui toute heure effectuée de nuit fait l’objet d’une majoration supplémentaire 1,25 en plus des 1,5 en cas de paiement. Demain récupérée ou payées ce sera le même taux, soit 1,5 en tout et pour tout.


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