QUAND L’ACTIONNAIRE CLIENT NEGLIGE LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES SALARIES EURIWARE
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Les membres du CHSCT d’Euriware ont été informés lors de leur réunion du 10 juin 2011, de la mise en place d’un projet important d’évolution de l’organisation de la société concernant environ la moitié des effectifs de l’établissement Ouest.
La société Euriware est une filiale de la société AREVA. Cette dernière a annoncé il y a quelques semaines la reprise des locaux qu’elle prêtait depuis plus de vingt ans à Euriware sur le site de la Hague.
Cette décision va entrainer le transfert des activités des salariés. 185 personnes resteront sur le site de la Hague mais seront réparties dans différents bâtiments et 65 autres partiront sur le site de la base navale de Cherbourg. Le site de la base navale étant complet, cette arrivée provoquera le départ d’une cinquantaine de salariés de l’activité HelpDesk vers un nouveau site sur Cherbourg.
L’activité Helpdesk a pour objet essentiellement la prise d’appels pour le client AREVA. Ces salariés relèvent de 3 statuts différents :
- 1/3 est employé par une entreprise extérieure,
- 1/3 vient d’entreprises intérimaires et enfin,
- 1/3 est sous statuts Euriware.
Par ailleurs, les membres du CHSCT ont souligné que cette organisation générait pas mal de problème d’organisation du travail et s’interroge sur du délit de marchandage. Cette activité est la vitrine d’Euriware et elle est le lieu incontournable des visites clients.
L’augmentation continuelle du nombre de sous-traitants et le déplacement de cette activité sur un autre site fait craindre une mise en sous-traitance totale.
Les membres du CHSCT ont considéré que ce projet par son ampleur introduit des modifications importantes dans l’organisation du travail. Celles-ci auront potentiellement des impacts importants sur la santé, et les conditions de travail des salariés concernés.
En particulier, les membres du CHSCT s’inquiètent des conséquences notamment sur :
- La nouvelle organisation du travail,
- Les risques de surcharge de travail ou de sous-charge de travail, selon les postes,
- Les risques de dysfonctionnements, le stress et la souffrance au travail induits,
- Les impacts de la mobilité fonctionnelle,
- L’impact sur les collectifs de travail,
- L’incertitude sur la faisabilité technique du projet et sur sa phase finale,
- L’incertitude sur les conditions de sécurité de l’espace dédié pour chaque poste de travail,
- Les difficultés spécifiques à la période de transition et d’adaptation, la gestion de la période de transition,
- Les risques psychosociaux induits par les craintes générées et l’anxiété induite par ce projet sur la perception de l’avenir et de la pérennité du site et de l’ensemble des emplois,
Etant donné que ce projet aura des conséquences très importantes sur les conditions de travail, d’hygiène et de sécurité des salariés, le CHSCT a souhaité bénéficier de l’appui d’un cabinet d’expertise agréé par le Ministère de Travail.



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