
DECLARATION DE LA COMMISSION EXECUTIVE CONFEDERALE
Après le premier tour de l’Election présidentielle, vers un puissant 1er mai pour les revendications, le progrès social et la solidarité internationale
Le résultat du premier tour de l’Election présidentielle du 22 avril 2012 fait apparaître notamment :
- une participation importante des électrices et électeurs, manifestant ainsi leur volonté d’intervenir sur les choix structurant leur avenir ;
- un premier désaveu pour le Président sortant, Nicolas Sarkozy, qui n’obtient que 27% des voix ;
- une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale.
Le rejet de la politique antisociale et autoritaire, que Nicolas Sarkozy a menée durant 5 ans, est massif.
Après les mobilisations nombreuses et importantes de 2009 et 2010, les salariés, les retraités et les privés d’emploi ont ainsi confirmé leur refus de payer la facture d’une crise économique dont ils ne sont pas responsables.
La CGT réaffirme ses dix exigences :
- Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux
- Contrôler les aides publiques aux entreprises
- Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
- Suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
- Stopper les suppressions d’emplois et rétablir la retraite à 60 ans
- Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
- Réformer la fiscalité en profondeur
- Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits
- Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux
- Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique
La CGT ne se résout pas au vote pour le front national de millions d’électeurs, ce qui renforce la place de l’extrême droite dans la vie politique française.
Nicolas Sarkozy et sa majorité y auront largement contribué en flattant les thèses de ce parti tout au long du quinquennat. C’est une voie dangereuse pour la cohésion du pays et la recherche de réponses favorables au progrès social.
La CGT continuera son combat contre les idées d’exclusion, du rejet de l’autre, pour le « travailler et vivre ensemble ». Ce combat appelle à la mobilisation de tous les syndicalistes.
Le 6 mai, les salariés sont de nouveau appelés aux urnes. Pour la CGT, au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux inspirés des exigences patronales.
Battre Nicolas Sarkozy en élisant un nouveau Président de la République est nécessaire. C’est contribuer à créer un contexte plus favorable aux revendications et au progrès social qui nécessiteront toujours des mobilisations syndicales.
C’est réaffirmer la légitimité de l’action syndicale dans un pays démocratique. C’est ouvrir de nouvelles possibilités pour intervenir dans la vie de l’entreprise et de la cité.
La CGT dénonce la provocation du président de la République qui vise à détourner et à récupérer le 1er mai par l’annonce d’un rassemblement de ses partisans, à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du « vrai travail ».
Cette opération n’a d’autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales.
Dans ce contexte, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et privés d’emploi à relever le défi qui est lancé en participant massivement aux manifestations syndicales unitaires du 1er mai :
- pour conforter la place que les réponses aux revendications sociales doivent prendre dans les politiques à venir ;
- pour réaffirmer que la lutte pour le progrès social appelle à la solidarité de l’ensemble des travailleurs, quelles que soient leurs origines, leurs nationalités ou leurs croyances ;
- pour exiger que le progrès social soit placé au coeur des politiques européennes.
Montreuil, le 24 avril 2012
par
Minima Syntec
Le 21 octobre 2011, une seule organisation a signé un accord sur les minima salariaux de branche avec les organisations patronales SYNTEC et CICF. Cette proposition patronale est loin de compenser l’augmentation du coût de la vie. De plus, ces revalorisations ne prendront effet que dans quelques mois. Certaines organisations feront jouer leur droit d’opposition.
| Positions | Augmentation | Nv MC | |
|---|---|---|---|
| ETAM | 1.3.1 | 2.41 % | 1 424.80 € |
| 1.3.2 | 2.40 % | 1 453.10 € | |
| 1.4.1 | 2.40 % | 1 481.40 € | |
| 1.4.2 | 2.39 % | 1 509.70 € | |
| 2.1 | 2.04 % | 1 584.25 € | |
| 2.2 | 2.05 % | 1 683.30 € | |
| 2.3 | 2.06 % | 1 810.65 € | |
| 3.1 | 2.06 % | 1 938.00 € | |
| 3.2 | 2.07 % | 2 079.50 € | |
| 3.3 | 2.08 % | 2 221.00 € | |
| IC | 1.1 (coeff 95) | 2.01 % | 1 881.95 € |
| 1.2 (coeff 100) | 2.01 % | 1 981.00 € | |
| 2.1 (coeff 105) | 2.01 % | 2 080.05 € | |
| 2.1 (coeff 115) | 2.01 % | 2 278.15 € | |
| 2.2 (coeff 130) | 2.01 % | 2 575.30 € | |
| 2.3 (coeff 150) | 2.01 % | 2 971.50 € | |
| 3.1 (coeff 170) | 1,6 % | 3 354.10 € | |
| 3.2 (coeff 210) | 1,6 % | 4 143.30 € | |
| 3.3 (coeff 270) | 1,6 % | 5 327.10 € |
Nous sommes bien loin de minimas décents, avec des salaires réels qui collent de plus en plus avec ces minimas. Les revendications, selon les OS [1], portaient notamment sur :
- une revalorisation significative des salaires ETAM,
- un mini d’entrée pour les ingénieurs au moins égal au PMSS,
- la refonte du mode de calcul des minima prenant en compte les disparités Paris-Province et des secteurs,
- une grille unique.
Et pour cela, nous acceptions un échéancier pour remettre à jour ces dispositions dans une nouvelle grille. Concernant les ingénieurs et cadres, depuis 10 ans l’écart entre le plafond mensuel de la sécurité sociale et le premier coefficient cadre dans la grille de salaire des minima ne cesse de s’accentuer. Il est passé de plus de 600 euros en 2001 à plus de 1000 euros en mars 2011.
Et cet accord ne déroge malheureusement pas à cette logique puisque le PMSS a augmenté de 2.11% et les minima cadre de 2.01%. Devrions-nous cautionner une branche qui n’a d’autre objectif que de fabriquer des cadres « low cost ».
Ainsi, que ce soit pour les Etam ou les ingénieurs cadres, nous ne pouvons que dénoncer l’attitude d’une organisation syndicale qui semble entretenir la plus grande confusion quant à la signification de la défense des intérêts des salariés.
Montreuil, le 27 octobre 2011
[1] Organisations syndicales.
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BULLETIN D’INFORMATION DES BUREAUX D’ETUDES - N°6
Les organisations syndicales FO, CFTC et CFE-CGC n’ont pas signé l’accord relatif au chômage partiel dans la branche. Remarquons que celui-ci permet aux salarié-e-s en chômage partiel de toucher en plus de l’indemnité légale, une indemnité conventionnelle et d’obtenir des formations.
En même temps, ces mêmes organisations ont signé l’accord national interprofessionnel pour les salarié-e-s en chômage partiel de longue durée [APLD]. Cet accord n’apporte rien de plus aux salarié-e-s…. Mais permet une meilleure indemnisation de l’état au patronat.
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