Capgemini met la charrue avant les bœufs dans le processus d’intégration d’Euriware

Communiqué des syndicats CGT du groupe Capgemini


La direction de Capgemini a décidé de « mettre la charrue avant les bœufs » dans le cadre de l’intégration d’Euriware.

Alors que le processus obligatoire d’information/consultation du CCE d’Euriware sur la nouvelle organisation et la nouvelle répartition des salarié(e)s d’Euriware dans les filiales actuelles du groupe Capgemini ne commencera au mieux qu’à mi-novembre, la direction convoque déjà une réunion unique de « négociation » de la composition du nouveau CCE de l’UES Capgemini.

Ils prévoient donc la disparition du CCE Euriware au 1er janvier alors que la consultation obligatoire ne sera terminée qu’en février... Comment comptent-ils obtenir un avis d’une instance qu’ils auront fait disparaître ?

Capgemini est pris à son propre jeu de l’accélération à marche forcée de la désintégration d’Euriware.

A l’origine, cette intégration devait se faire sur deux ans... Soit jusqu’au 7 mai 2016.

La décision est déjà prise d’avancer le transfert des salarié(e)s Euriware dans les filiales Capgemini Outsourcing, Capgemini Telecom et Services et SOGETI High Tech, au 1 juillet 2015 ! Après cette date d’ailleurs plus rien ne protégera les alors ex-Euriware d’un plan social ! L’engagement de deux ans des deux PDG Oursel et Hermelin n’aura donc été que de la poudre aux yeux de ministres et parlementaires déjà bien aveuglés...

Ils doivent donc tout accélérer, mais le timing n’est pas bon ! Alors la solution est de faire disparaître la représentation des salarié(e)s Euriware quitte à mettre l’accord d’entrée dans l’UES au 1er janvier dans l’insécurité juridique.

La CGT, hier, lors de la négociation a exigé le maintien des instances représentatives du personnel Euriware jusqu’au 1er juillet 2015, afin que l’ordre chronologique, logique et légal du processus soit respecté. Qu’à cela ne tienne. La direction a feint d’ignorer cette exigence et continue tête baissée. Il aura fallu moins d’une heure et demie pour décider de brader la représentation du CCE Euriware, avec l’appui de 4 autres organisations syndicales.

Malgré tout, notre exigence sera étudiée, et devrait faire l’objet d’une réponse de leur part au plus tard le 1er octobre 2014, date d’ouverture à la signature de cet accord de déconstruction de la représentation des salarié(e)s Euriware.

Selon la réponse qui sera donnée, nous prendrons nos responsabilités, ils sont prévenus. A eux de décider de respecter l’ordre normal des choses et la représentation Euriware, ou bien de mettre l’UES Capgemini dans l’insécurité juridique.

Martigues, 26 septembre 2014


lundi 13 octobre 2014
par  manu

Ouverture des négociations obligatoires 2015 UES Capgemini

Comme nous l’indiquions dans notre précédente communication, la première réunion portant sur les négociations obligatoires s’est tenue le 8 octobre 201 4 dans les locaux de Capgemini OS à St Cloud.

Et comme nous le pensions celles-ci impacteront les salarié-es d’Euriware. Après avoir présenté les éléments, qui devront être complétés ultérieurement, des entités de l’UES de Capgemini, la direction projette les éléments concernant Euriware, mais sans les salaires. . .

Pour la CGT nous avons d’ores et déjà demandé que cette négociation ne se limite pas aux seuls salaires mais également aux sujets que le législateur impose dans le cadre de ces négociations et en particulier :

  • L’organisation et le temps de travail, avec notamment la mise en conformité de l’accord sur le temps de travail concernant les modalités réalisation de mission (modalité 2, forfait hebdomadaire) et les modalités réalisation de mission avec autonomie complète (modalité 3, forfait jour), la compensation des temps de déplacement ;
  • La suppression des écarts de salaire entre les femmes et les hommes ;
  • Complémentaire santé et prévoyance dans le cadre de l’intégration des salarié-es d’Euriware ;
  • Épargne salariale en particulier pour l’intégration des salarié-es Euriware ;
  • L’évolution des emplois en contrats précaires (CDD, intérim) et de la sous-traitance. Là aussi en lien avec l’intégration d’Euriware présentant un très fort taux de sous-traitance avec un risque fort sur l’emploi ;
  • La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dont le lien avec la formation doit être fait.

Concernant les salaires, nous restons en attente de données plus précises mais nous demandons que :

  • le salaire annuel brut des ingénieur-es et cadres ne soit pas inférieur au plafond annuel de la sécurité sociale soit 37 548€ ;
  • il n’y ait pas de salaire inférieur à 1 ,2 SMIC dans l’UES (soit 20 81 4€ pour 201 4) ;
  • tou-tes les salarié-es de l’UES soient augmenté-es au 1 er janvier et non pas comme pour certaines entités (Sogeti et Sogeti HT) à date anniversaire.

Maintenir des salaires bas s’oppose à une protection sociale de haut niveau. Maintenir des salaires pour les ingénieurs et cadres inférieur au plafond de la sécurité sociale c’est mettre en danger leur régime de retraite complémentaire AGIRC.

Aucun autre rapport de force que celui des salarié(e)s en lutte ne nous permettra de faire valoir vos droits et vos intérêts.

Salaires, emplois et protection sociale sont indissociables.

La CGT du groupe Capgemini appelle les salarié-es à se mettre en grève et à manifester le 16 octobre 2014 pour une autre répartition des richesses.


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